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Marina DENYSET - Cabinet de Sophrologie à NANTES

Membre de l'Académie Internationale de Sophrologie Caycédienne

"La Sophrologie en Soi"

A venir de la documentation sur....

le stress

les douleurs chroniques (fibromyalgie,  algodystrophie,...)
le sommeil
les acouphènes

....

Comment la Sophrologie agit sur notre organisme par le processus méditatif : la plasticité cérébrale


Un peu de physiologie du stress

 

Lorsque nous vivons une situation douloureuse (agression verbale, stress émotionnel, événement difficile), le stimulus atteint notre amygdale (située dans le cerveau émotionnel) de deux manières différentes :  soit de façon rapide mais imprécise, la voie courte, soit de façon plus lente mais discriminative en passant par le cortex.

1 La voie courte nous prépare en vue d'un danger potentiel avant même d'en connaître précisément le contenu. Grâce à cette voie rapide, des réactions physiologiques se mettent en route via l'hypothalamus :

  • libération d'hormones afin de nous apporter l'énergie nécessaire pour fuir ou combattre,
  • contractions musculaires,
  • battements cardiaques accélérés, etc...Il y a mise en route du Système Nerveux Sympathique.

Puis, notre cortex, grâce à sa faculté de discrimination, va apaiser nos réactions physiologiques s'il juge qu'il n'y a pas lieu de s'enfuir...

2 Par la voie longue, l'information passe directement par le cortex et est donc d'abord analysée. Ensuite seulement en cas de réel danger, l'amygdale est alertée et remplit sa fonction.


La voie courte était très utile il y a quelques milliers d'années quand l'homme devait faire face à toutes sortes de dangers. Il était nécessaire d'avoir des réactions rapides et d'urgence. Dans les sociétés occidentales du 21ème siècle, les dangers ne sont plus ceux de la préhistoire. Et pourtant ces réactions physiologiques primaires existent toujours. Ainsi, le regard d'un collègue, le timbre de voix d'un individu peuvent être instantanément perçus comme une menace car l'information arrive alors directement à l'amygdale sans passer par le cortex.

Si le circuit long ne se met pas toujours en route prioritairement c'est parce que des empreintes émotionnelles sont ancrées en nous depuis des années. Ainsi sommes-nous conditionnés et avons-nous appris à réagir de façon stéréotypée dans certaines circonstance. Il est nécessaire de se défaire des schémas émotionnels négatifs dictant nos réactions. Le travail effectué en Sophrologie nous apprend à regarder des situations passées anxiogènes avec un nouvel éclairage, à partir d'une réalité présente positive. En installant de nouvelles réponses émotionnelles, des cognitions plus constructives nos comportements sont plus justes et harmonieux.

Le cortex préfrontal est le siège de la pensée consciente et de la volonté, il est impliqué dans les processus cognitifs, émotionnels et le sentiment de bien-être. Bien que son influence sur l’amygdale soit modeste, c’est lui qui réanalyse les informations transmises par cette dernière et les corrige si nécessaire. C’est ainsi que peuvent être empêchées des réactions excessives ou encore des attaques d’angoisse. Encore faut-il favoriser l'activité de ce cortex préfontal ...

 

Des études ont récemment démontré que l’influence du cortex préfrontal sur l’amygdale peut être renforcée par la pratique de la méditation (processus impliqué en Sophrologie). L’être humain réagit ainsi de manière plus décontractée lorsqu’il est confronté à des impressions venant de l’extérieur. Il est alors moins sensible au stress et aux réactions d’angoisse exagérées.

 

Le corps comprend de nombreux systèmes fondamentaux: endocrinien, immunitaire, gastro-intestinal, nerveux et cardiovasculaire… Porte d’entrée optimal de tous ces systèmes: le système nerveux autonome, dont l’aile parasympathique, ou nerf vague, peut être activée par la pratique méditative.


Lorsque l’on stimule le nerf vague par la pratique de la Sophrologie, des ondes calmantes, curatives et apaisantes se propagent dans tout le corps, le cerveau et l’esprit. Les neurosciences l’ont récemment démontré: l’activité mentale a une influence directe considérable sur le système nerveux autonome. De même lorsque le nerf vague et d'autres parties du système nerveux sont stimulés, il y a augmentation de la matière grise dans l'hippocampe (qui permet l'apprentissage et la mémorisation) et l'amincissement cortical provoqué par le vieillissement est réduit.

 

Le nerf vague est une voie cruciale de la régulation végétative en agissant notamment sur la fréquence cardiaque et la digestion. De même qu’il joue un rôle important dans la régulation des sécrétions des glandes du pancréas, de la thyroïde, des glandes endocrines et surrénales. La pratique du processus méditatif, en agissant directement sur le nerf vague, permettrait, entre autres, une amélioration des pathologies cardiovasculaires, du diabète de type II ou encore de l’asthme.

 

Le nerf vague appartient à un gigantesque système de communication composé de milliards de neurones. Ces derniers sont prolongés par les dendrites dont le nombre est, en moyenne, de 7000 par neurone. Chaque neurone est lié aux autres cellules nerveuses par des milliers de synapses. La longueur de toutes les terminaisons nerveuses d’un être humain correspond à la distance Terre-Lune et retour. Ce sont elles qui lient l’esprit avec l’ensemble du corps.

 

Les bienfaits des techniques utilisées en Sophrologie

 

L'enracinement pour améliorer l’équilibre physique et mental.
La Sophrologie grâce à une action positive sur les plans physique, émotionnel et mental, est une méthode structurante. L’ancrage corporel (enracinement) est la porte d’entrée de la plupart des séances de sophrologie. C’est à partir d’une posture stable que l’on développe en soi l’équilibre et la force. La sensation d’enracinement amplifie la stabilité intérieure. Le corps et l’esprit ne faisant qu’un, le fait d’être stable physiquement nous rend stable émotionnellement et mentalement.

La respiration pour accéder à un plus grand calme et une maîtrise de nos affects.
Les bienfaits d’une respiration calme et rythmée sont nombreux. La respiration est la seule fonction autonome qui peut être contrôlée. Elle se transforme dès que nous vivons une émotion ou état de stress. Inversement, lorsque nous modifions le rythme, la profondeur ou la localisation de notre souffle, nous agissons sur nos émotions. Et notre attention se modifie qualitativement. Bien comprise et bien utilisée, la respiration devient un anti-stress naturel, toujours disponible et efficace.

 Le travail sur le schéma corporel pour redécouvrir notre sensorialité, source d'équilibre.
Les exercices dynamiques et les sophronisations (relâchement physique et mental) nous aident :

- à renouer avec notre corporalité,

- à réduire les sensations négatives,

- à développer les sensations positives,

- à se centrer sur le corps plutôt que sur les pensées parasites,

- à vivre l’instant présent au lieu d’être happé par des images ou souvenirs douloureux ou projeté dans un futur négatif.


Les mouvements utilisés dans la relaxation dynamique du 1er degré ont une action spécifique :
- sur les muscles (étirer, relâcher…),

- sur le souffle (faciliter l’expiration, l’inspiration…),

- sur un organe (dynamisation, apaisement…)

- sur les émotions (contrôle, désactivation…)

- sur le système nerveux (activation du système parasympathique),

- sur notre état mental (concentration, attention…)


Ces exercices sont habituellement placés en début de séance. Ils constituent un sas nécessaire entre la vie quotidienne et le cœur même de la séance de sophrologie.

Le sophrologue les choisit en fonction de l’objectif du patient ou du groupe. Chaque séance est en effet portée par une intention positive qui oriente le vécu.

Lors des pratiques, nous voyons apparaître des bâillements, des soupirs ou des respirations amples qui sont le signe de l'activation du parasympathique ("l'antistress").

Ils procurent un apaisement émotionnel et, pour cela, constituent la transition idéale du passage d’un état corporel inconfortable au processus de sophronisation.

Le relâchement musculaire : comment se libérer des contraintes liées à la vie moderne, apprendre à maîtriser le stress responsable de nombreuses maladies.
La phase de relaxation musculaire est d’abord une ‘lecture du corps’ où le sophrologue propose de percevoir une à une les différentes parties du corps ou groupes musculaires. C’est un moment d’intériorisation corporelle où chacun se centre sur les sensations en provenance des régions du corps citées par le sophrologue. Moment tranquille où l’on accède, sans effort, à un relâchement conscient.
Le sophrologue choisit les mots qui vont guider la personne en fonction de ses attentes. Le corps et l’esprit ne faisant qu’un, le relâchement musculaire entraîne peu à peu une détente mentale. A l’électro-encéphalogramme, on note une prédominance des ondes cérébrales alpha.

La relaxation mentale pour puiser en soi-même les ressources nécessaires au changement. La détente mentale est obtenue après une lecture du corps c'est-à-dire la perception détaillée et progressive de chaque zone corporelle. L’abaissement du tonus musculaire favorise l’apparition d’ondes alpha. Nous sommes alors dans le niveau sophro-liminal. Conscient mais davantage centré sur nos sensations et sentiments positifs que sur les bruits environnants ou les soucis quotidiens. Plus axé sur des instants présents agréables que sur des images passées ou futures négatives.
Une incursion régulière dans ce niveau sophro-liminal développe en nous l’état de conscience sophronique ou, pour parler plus simplement, un état de sérénité et d’attention paisible.

La visualisation pour activer notre potentiel et nous projeter positivement dans notre futur et notre passé à l'aide de techniques simples et efficaces qui dynamisent le positif et agissent sur nos 3 paramètres existentiels que sont notre passé, notre présent et notre futur.

La méditation sophronique pour accéder à un sentiment d'unité.

Elle est abordée lors du 3ème degré. Les techniques du 3ème degré s’articulent autour de la pratique méditative. Pour Caycedo, elles renforcent tout le travail réalisé lors des deux premiers degrés. Déjà, dans les années 1970 – à l’époque où la méditation n’était pas encore à la mode – il avait constaté qu’elle permettait aux personnes ayant vécu un état dépressif de consolider leurs acquis (meilleure gestion du stress, diminution de l’angoisse…) et de prévenir leur rechute. Ceci a depuis été démontré aux Etats-Unis avec la thérapie cognitive basée sur la pleine conscience. Par la sophrologie, la méditation est véritablement accessible à tous.

- Elle est d’abord une posture, digne et confortable. En sophrologie nous la pratiquons sur une chaise.
- Elle est associée à une respiration naturelle, tranquille et régulière.

- Elle passe par une observation paisible des processus cognitifs (pensées, images, souvenirs…) qui apparaissent durant la séance.

- Elle procure un relâchement profond qui va bien au-delà de la simple relaxation.


Vivre son corps au présent,
être en contact avec une sensorialité enrichie,
redécouvrir une respiration apaisante ou énergétisante,
dénouer les tensions psycho-musculaires,
comprendre la nécessité d’un bon enracinement,
trouver le positif dans nos instants les plus quotidien...


sont autant de petites victoires sur les habitudes, les problèmes générés par le stress ou par nos conflits intérieurs. Il en résulte une modification positive de l’image que nous avons de nous-mêmes.

De la relation à notre corps dépendent notre attitude mentale et notre état d’esprit.